Dimanche matin c’est la course pour ranger l’appartement et tout mettre dans ma grosse valise. Ma tutrice tenait à m’accompagner jusqu’à la gare pour me dire au revoir. Je la retrouve devant mon entrée au 18 Florianska avec ma grosse valise et mon gros sac dans lequel j’ai mon Specialized Epic démonté et protégé. En temps normal je suis à 5 minutes à pied de la gare mais là avec les valises très très lourdes on a mit 25 minutes ! Je pensais être partis suffisamment en avance mais les minutes défilent, il faut que j’aille jusqu’au quai numéro 3 (Peron Trzy). Clara nous rejoint. Elle vient tout juste de rentrer de Paris pour commencer sont stage en tant que commerciale d’une boite qui vend du vin français. Je commence à stresser. Il ne faut surtout pas que je loupe mon train sinon je loupe toutes mes autres correspondances en Allemagne. On fait au plus vite, le train est annoncé aux haut-parleurs. Il faut encore monter les escaliers. Il est 46 et mon train part à 47. Je monte mon sac de vélo jusqu’au quai et redescends prendre ma valise trop lourde pour que Monika puisse la porter. J’arrive sur le quai et le controleur siffle le départ. Je dis au revoir en speed à Clara et Monika, monte mes valises dans le train et une seconde après le train part. Je suis complètement trempé, j’ai du perdre 1 kilo d’eau. Je souffle, cherche une cabine de libre. En fait le train, comme la plupart des trains polonais, a une allée sur la droite qui donne accès aux cabines de 8 places. J’en trouve une avec qu’une seule personne dedans, ramène mes valises et me pause à la fenêtre coté couloir pour prendre le vent et sécher un peu en même temps. Je vois la ville s’éloigner. Je me pause, et envoi des textos, à Clara, Monika, et d’autres copains copines. Les paysages de campagne polonaise défilent. Il fait beau, un grand soleil. Tous mes souvenirs défilent dans ma tête, la dernière soirée et tous les autres meilleurs moments passés durant ces 5 mois. C’est dur de quitter une ville qui bouge autant au niveau étudiant, restaurants, pubs, le tout pour pas cher à chaque fois. C’est dur aussi de quitter les erasmus que l’on a apprit à connaitre durant toutes ces nombreuses soirées passées dans les appartements des uns et autres, dans les pubs et clubs ou encore en voyage, à une terrasse de la place centrale, au bord du fleuve, etc…
Soudent, mes pensées sont interrompues par le controleur qui me demande mon billet et fait la tête par rapport à ma valise de vélo. Il me demande de la monter sur les emplacements au dessus des sièges. Je la mets sur les sièges de libres. Mon ticket n’est pas bon puisque je l’ai eu à 37%, étant étudiant, mais le problème est que je n’ai plus cette carte, l’ayant rendue. Je comprend rien à ce que me raconte le controleur, il ne parle pas anglais. Je trouve un jeune qui parle anglais et lui explique le problème. Il me dit que peut-être avec un justificatif ca pourrait marcher mais le controleur veut rien savoir. Une polonaise de 40ans entend la conversation dans le couloir et me propose son aide, parlant anglais. Elle me dit qu’il vaut mieux payer la différence entre le tarif normal et ce que j’ai payé sinon je paye 300zloty. Je demande au contrôleur combien coute le billet normal « Ile kochtuje, normal bilet ?» Et il me prépare un papier, je paye 25zolty.
J’arrive à Wroclaw. J’ai une demi-heure avant mon train pour l’Allemagne. Alors j’en profite pour me prendre un sandwish. Le train arrive, il est tout neuf comme un TER français à comparer aux vieux trains polonais. C’est un train de la DB, la compagnie allemande. Il est climatisé et il y a beaucoup de place pour mettre les valises.
Le controleur me demande mon billet, "hallo, wenn Sie Ihr Ticket gerne. Danke". Je rigole, la langue est complètement différente au polonais, d’autant que le contrôleur accentue sa prononciation.
Arrivé à Dresden, je demande la rue de mon hostel. J’ai de la chance il est à 3min, enfin 10min avec mes bagages. Je passe à la réception, pause mes valise dans leur pièce privée, et la réceptionniste m’amène à ma chambre. Je prends une bonne douche et sors au centre ville visiter et me prendre une pizza.
La ville est vraiment splendide, elle a complètement été reconstruite après la guerre.
Le lendemain matin je pars en direction du centre-ville et m’arrête au Schwarz Markt café
rempli de gens prenant leur petit déjeuner. Ca me rappelle Vienne, j’adore prendre le petit déjeuner à un café, il y a une ambiance, où les gens lisent les journaux tout en
buvant leur café pendant que les serveurs amènent les assiettes remplies de bonnes choses. Je prends des œufs au plat avec du bacon, et des tartines de confiture, avec un bon café.
Je visite ensuite le centre-ville, cette fois-ci de jour. J'ai des courbatures de partout à cause des valises que j'ai portées.



